C’est à bord du voilier scientifique italien « le Bonita » que Watertrek a embarqué en cette troisième semaine d’août 2020. Objectif : contribuer au travail de l’association Expédition Med afin d’établir de nouveaux protocoles de filtration et d’analyses des microplastiques en mer Méditerranée. Si notre cofondatrice Séverine est coutumière du projet, c’était une première pour notre salariée Emmanuelle encore peu habituée à naviguer sous voile, et qui a ainsi pu faire la connaissance de Giulio Cesare Giua, le capitaine du Bonita, Bruno Dumontet le fondateur d’Expédition Med et Tosca Ballerini la coordinatrice scientifique.

L'objectif principal de cette semaine en mer - seule et unique cette année pour cause de pandémie - était de tester et de préciser les protocoles qui seront ensuite utilisés sur les campagnes à venir. Évaluer les concentrations de microplastique en mer peut se faire de différentes manières - plus ou moins accessibles aux non-scientifiques - et tout l’enjeu de la science participative est de trouver le bon dosage entre précision et accessibilité.

Sur une zone prédéfinie, un filet manta calibré est mis à l’eau et tracté dans des conditions constantes pendant 30 minutes. Le contenu du collecteur qui est à son bout est ensuite vidé et filtré, les matières organiques (végétaux, plancton, et occasionnellement un hippocampe !) sont retirées. Le contenu restant était jusqu’ici envoyé en laboratoire pour une analyse très précise, et souvent couteuse. Désormais ces échantillons sont étudiés sur place, sur le bateau, et c’est là que nous avons pu échanger sur les meilleures manières de faire. Grâce à une colonne de tamis de maillage de plus en plus fin, il est possible de catégoriser les morceaux de plastique en fonction de leur taille, couleur, nature. Les plus petits sont passés au microscope. Succès des protocoles, horreur des résultats ! Environ 50 fragments ont été comptabilisés dans chacun de nos échantillons, et ce sont environ 5 grammes de plastique que nous ingérons indirectement chaque semaine !

Cette expédition avait un sens particulier pour Watertrek et nous permet de poursuivre notre réflexion quant à la conception d’un filtre à microplastiques adaptable sur SUP. 

Les paddlers de Watertrek ont descendu la rivière Orne entre Thury-Harcourt et le Pont de Brie ce samedi 21 septembre 2019. Durant leurs 3 heures de rame, l'équipe a collecté 4 pneus, 1 tambour de machine, 1 fer à repasser, des bouteilles plastiques et en verre, de nombreuses sacs plastiques et des lingettes enroulées autour des branchages particulièrement difficiles à déloger.

Emmanuelle, salariée de l'association, Oriane, étudiante en développement durable, Antoine & Mathieu, paddlers originaires du Cotentin, et Séverine ci-fondatrice ont été rejoint par Antoine Bruge, responsable du développement d'un protocole de cartographie des macrodéchets en rivière chez Surfrider Foundation à Biarritz. Les 2 structures espèrent poursuivre leurs travaux destinés à uniformiser les méthodes permettant de comptabiliser déchets flottants et échoués sur berges, afin de pouvoir agir en amont et prévenir les pollutions en rivière. 80% des déchets observés en mer sont d'origine terrestre et circulent donc pas le biais de ces écosystèmes.

Nos 2 Watertrekers Mathieu & Anthony ont décidé de descendre une partie de l’Orne - fleuve côtier Normand - sur une journée, de sa partie rurale à la cité, afin d’identifier la possible présence de plastique, et d’en savoir davantage sur les qualités physico-chimiques de ses eaux.

Point de départ de cette aventure : la brasserie de fabrication artisanale La lie, à Saint Rémy sur Orne, un établissement particulièrement soucieux de produire une bière avec la plus grande considération environnementale. Objectif final du périple : la commune de Louvigny, où se déroulait ce week-end là le festival Éco-responsable.

Ce trek en SUP se voulait trait d’union entre divers acteurs économiques porteurs d’idées engagées et des pratiquants de sports nautiques tout aussi sensibles à ces valeurs, l’occasion de sensibiliser le grand public aux enjeux écologiques de la préservation de l’eau, et de valoriser des pratiques existantes vertueuses.

Peu de déchets plastiques ont été rencontrés - c’est plutôt de la ferraille que nos paddlers ont observé sur cette zone, probablement liée au passé industriel de l’Orne. Les conclusions des résultats des prélèvements et analyses des eaux de l’Orne indiquent que ce plan d'eau possède un état écologique moyen. Il est fort probable que les forts taux de nitrate relevés soient causés par lessivage d'engrais, le déversement des eaux usées et l'élevage.

Au-delà du bel effort physique que cette descente a exigé de la part de Mathieu et Anthony durant ces 9h30 de rame (et oui !), et du temps consacré aux prélèvements et analyses d’eaux, nos watertrekers ont pu profiter de paysages printaniers exceptionnels en cette saison, sur un fleuve unique en son genre et relativement méconnu.

20700 mégots de cigarette, 2697 capsules, 375 emballages alimentaires, 138 bouchons de bouteilles, 90 gobelets, une centaine de bouteilles... C'est le résultat du comptage effectué dimanche 30 septembre à Paris à l'issue de la collecte de déchets du Canal Saint-Martin organisé par notre bénévole Emmanuelle et en présence des 2 aventurières du projet Odyseine.

Merci à tous les participants et à tous les paddlers, ainsi qu’à nos partenaires Surfrider et Croix-rouge pour leur contribution.

Photos Xavier PerezAmélie Churin & Watertrek

Anthony et Mathieu - 2 paddlers originaires du Cotentin - se sont engagés dans la descente d’une portion de la Loire - le dernier fleuve sauvage d’Europe - ce mois de juin 2018, désireux de se lancer un défi sportif mais aussi curieux d’en savoir plus sur l’état de la rivière, le tout en autonomie totale, entre Chaumont sur Loire et Saumur.

Les objectifs principaux de cette expédition se résument ainsi:

. repérer les zones d’accumulation de macro déchets aquatiques et dresser un inventaire des déchets flottants,

. réaliser des prélèvements d’eaux et analyses chimiques, en identifiant les quantités de nitrates et de phosphates contenues dans les échantillons (en collaboration avec notre partenaire Fresh Water Watch),

. sensibiliser le grand public aux pollutions plastiques et chimiques.

Peu de déchets ont été rencontrés sur les trois départements suivants, entre Chaumont sur Loire (41), Tours (37) et Saumur (49), en dépit de la présence de deux frigidaires le long du parcours. Le niveau d’eau et débit du fleuve étaient importants pour la saison comme en atteste les relevés Météo France, ce qui peut expliquer la très faible proportion de déchets détectés, qui ont pu être emportés lors de la montée des eaux. Tristement, les déchets visibles ne sont souvent que la partie immergée de l’iceberg.

Les mesures chimiques sur les portions amont sont alarmantes : dans l’ensemble le niveau de turbidité est élevé, ce qui a pour conséquence de nuire à la vie aquatique en réduisant l'approvisionnement alimentaire. Il faut cependant garder à l’esprit le fait que la Loire était presque en crue, ce qui explique ce fort taux. Occasionnellement, le niveau de nitrate est très élevé, notamment à Vouvray sur la Cisse, les sources de cette pollution incluant le lessivage d’engrais, l’élevage, et le déversement d’eaux usées.

Les premiers jours de rame ont permis à nos Waterterkers de se familiariser avec l’art et la manière de naviguer en eau vive avec 30 kg de matériel, nourriture et eau à leur bord, mais aussi d’apprécier la magnificence de ce fleuve sauvage et ses décors changeants. Les bivouacs ont été des moments privilégiés avec les éléments naturels : contemplation et sérénité au rendez-vous.

Les rencontres furent nombreuses, sur l’eau ou à terre, comme à Amboise où un jeune kayakiste leur a raconté qu'il rentrait chez lui à Angers par le fleuve, et à Bréhémont où des Malouins ont partagé leur passion pour la navigation fluviale en bateau traditionnel - la gabare - sur fond d'histoire mystérieuse de ces étonnants géants des fleuves, les silures. A terre, les planches de paddle furent également l’occasion d'échanger sur l’originalité de cette embarcation. Ce fût même à Chouzé-sur-Loire l'occasion de partager un verre de l'amitié.

Cette aventure enrichissante et utile fut une expérience mémorable pour nos deux compères, qui ont su attiré l’attention de nombreux curieux et expliquer leur démarche, elle présage par ailleurs de nouveaux projets.

Certaines  destinations sont particulièrement bien adaptées au Sup et la Norvège est certainement l'une d'entre elles. Ramer le long des fjords est une expérience magique et être accueilli par Titus de SUP Norway y est pour beaucoup.

Séverine notre cofondatrice a eu de la chance d'être conviée afin d'animer une eco-expédition sur le Sognefjord, trois jours au départ de Gudvangen, en pleine terre Viking, pour découvrir les beautés de la nature norvégienne. L'expédition fut l'occasion pour Watertrek de tester son tout nouveau filet manta afin d'étudier des microplastiques, un outil conçu et prêté par notre partenaire californien Plastic Tides. Les conditions météorologiques étaient très clémentes entre ces 25 et 28 mai 2018, nous offrant le magnifique spectacle de gigantesques cascades alors que la neige fondait en abondance. Le calme des fjords - avec des courants faibles et peu de vagues - étaient parfaits pour tester les conditions de tractage du filet.

Se réveiller au son d'un mouton agitant sa cloche à l'entrée de votre tente a de quoi surprendre, presque autant que de voir Titus nous servir un petit-déjeuner nordique typique de façon impromptue dans un décor grandiose: crevettes, caviar local, pain nordique sous le soleil levant.

Pour la seconde année consécutive, Watertrek s’est associée à la course de l’Eau Vive les 26 et 27 mai 2018 organisé à Joinville-le-Pont par le club de paddle Le Grand Huit. Notre bénévole Emmanuelle Trouslard s’est chargée d’encadrer une brigade de collecteurs de déchets en SUP, tandis que nos partenaires de Surfrider Paris se chargeaient de la collecte à terre. Les 2 structures ont partagé un stand commun sur le village associatif.

Les paddlers munis de gants et sacs ont effectué un aller-retour le long du canal de Polangis et collecté près de quatre sacs poubelle de 50L en environ une heure. A terre, 22 participants ont rassemblés 3 000 mégots, 458 emballages alimentaires, 157 capsules de bières ainsi que les indétrônables pailles, bâtons de sucettes et touillettes.

A l’issue du ramassage, le volume de déchets collecté est resté à proximité du stand, un outil de sensibilisation qui s’est relevé très efficace, beaucoup de promeneurs prenant alors la mesure de la quantité de déchets qui jonchent leur propre commune.

Watertrek a été reçu durant 3 jours en Roumanie par une délégation de stand-up paddlers déterminés à promouvoir le sport, transmettre un message environnemental fort et réfléchir à un projet autour de la protection du Danube. A l’initiative du Docteur Florin Paun et de son épouse Ingrid - tous 2 roumains résidents en France - Mathieu et Séverine de Watertrek ainsi que Stéphane de Sup Passion ont eu l’occasion de rencontrer de nombreux athlètes et d’aller ramer dans des endroits inattendus. Nous sommes les premiers à nous être tenus debout sur les eaux des canaux en plein centre de Bucarest grâce à la Ministre des Sports, mais aussi sur le lac de Snargov, non loin de la capitale roumaine, qui accueille à l’année le centre national des sports roumains (l’équivalent de l’INSEP, avec la présence des équipes olympiques de sports nautiques, canoé et aviron), mais aussi l’île-tombeau du célèbre Vlad Dracul, autrement nommé Dracula.

Le Dr. Florin Paun - scientifique expert en aérospatiale et stratégies d`innovation à Paris - a été le premier à apporter du SUP dans le Delta du Danube il y a plus de 5 ans et a offert ces deux planches au club local Fit & Fun de Razvan Marinescu afin que celui-ci dispense gracieusement des initiations aux enfants des villages du bord de la Mer Noire.

Florin & Ingrid sont par ailleurs tous les 2 à l’origine de l’initiative de « Stand-up for Clean Mountain & Rivers » et tentent de sensibiliser leur entourage à la question des pollutions plastiques. L’idée d’un relais Sup d’envergure européenne a été émise, alors que la Roumanie présidera la Commission Européenne en 2019.

Merci à Monsieur Ioan Denes, Ministre des Eaux et des Forêts, à Victor Sandu, Directeur Général de l`Administration Nationale des Eaux roumaines ANAR; à Adela Alexe, Directrice du Centre d’entrainement Baza Noua à Snagov, et à Madame Gabriela Firea, Maire de Bucarest pour leur accueil lors de notre séjour. Merci par ailleurs à Stéphane Hocquighem de Sup Passion.

Le 18 avril 2018, Watertrek s’est associé au Réseau Français des Etudiants pour le Développement Durable lors d’une collecte de déchets en SUP organisé à Joinville par Emmanuelle. Une dizaine d’étudiants s’est réunie pour l’occasion, équipés de gants et sacs poubelles et sont partis sur leur SUP. A l’issue d’1h30 de collecte sur les bords de Marne, sept sacs poubelles complets contenants plus de 500 déchets ont été comptabilisés, incluant lingettes, pneus, tuyaux et nombreux emballages alimentaires. Certains nettoyeurs n’étant jamais montés sur un paddle, les voir appréhender un sport nouveau pour servir une cause commune fut une réelle satisfaction.

La prise de conscience de la nécessité d’une gestion raisonnée des déchets était réelle, tous les étudiants étant particulièrement choqués par les quantités ramassées - choqués mais fiers de ce qui venait d’être accompli.

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